Facebook – 28 mars 2020

Salut les survivants. Comme beaucoup de Suisses et autant d’étrangers, j’ai suivi la conférence de presse du Conseil fédéral.
A-t-on perdu du temps avant de prendre des mesures d’urgence? A observer le comportement de notre société, qui a elle-même peiné à prendre la mesure de l’ampleur de l’épidémie, je pense que les autorités ont été en adéquation avec un système fédéraliste, sans doute plus compliqué qu’un pays au pouvoir centralisé. Un système plus compliqué, mais pas moins efficace que ceux de nos voisins.
En période de grande crise, qui a pris sa place avec une rapidité foudroyante, les décisions d’un collège fédéral, représentant la plupart des partis, sont rassurantes, dans la mesure où la politique s’est effacée devant l’urgence. Un soucis commun a surgi et il me plaît de le relever.
A défaut de terrasser rapidement ce virus inconnu, les autorités ont rassuré la population : décréter l’état d’urgence, en Suisse, ce n’est pas de la responsabilité d’un homme ou d’une femme. Notre pays a ses propres racines, sa propre histoire. Elles sont, ce 16 mars 2020, respectées et sont toujours d’actualité pour répondre à une situation exceptionnelle comme elles le sont au quotidien, par beau

Salut les survivants. Pour une opposition totale. Le deuxième tour de l’élection des exécutifs communaux se passe dans notre dos. C’était prévisible et l’UDC a raison d’en demander le report. En ce début de pandémie – le pire est à venir – nous avons bien d’autres soucis que cette élection. Le Conseil fédéral, contrairement au Conseil d’Etat, a su reporter les votations fédérales du 17 mai aux enjeux importants. Est-ce à dire que la désignation des conseils administratifs et autres maires et adjoints n’est pas si importante que cela ?

Au soir du premier tour, la population est sagement restée chez soi et les état-majors ont échangé par courrier électronique, loin des assemblées générales et des membres. Les décisions se sont prises sans même se rencontrer et débattre. Moi qui aime ronger mon os avant de me décider, trois lignes ont suffit pour entériner le choix de l’UDC Ville de Genève. Et pourtant, après les résultats du 15 mars, il y avait de quoi discuter de la suite des événements.

L’UDC Ville de Genève a désigné Christo Ivanov pour ce second tour. Elle souhaitait partir à l’assaut du Palais Eynard avec une droite élargie, comprenant le PDC, le PLR et le MCG. Mais avions-nous dit : c’est tous ensemble, sinon nous partons seule. Le PDC est resté sur sa position, ne souhaitant pas d’une alliance avec l’UDC, beaucoup trop à droite et conservateur pour ce parti centriste. Donc acte.

Aujourd’hui, dans la presse, je lis que certains UDC soutiennent Simon Brandt. C’est un choix que l’on peut prendre par beau temps. Avec une large majorité de gauche au délibératif et à l’exécutif, nous ne sommes plus en mode « beau temps ». L’UDC, le MCG (de temps à autre!) et le PLR seront dans l’opposition. Si d’aventure le candidat PLR accède au Conseil administratif, le groupe PLR, et quoi qu’il en dise, fera partie du gouvernement communal. Il ne sera plus libre de combattre l’exécutif, il ne sera tout simplement plus dans l’opposition totale. L’UDC le sera, je vous le promet.

A tout choisir, je préfère supporter cinq ans un exécutif de gauche, comprenez avec une magistrate PDC et laisser ainsi les partis de droite, certes ultra-minoritaires, organiser une opposition totale, sans retenue ni entrave, à la gauche immigrationniste, LGBT et à mobilité dangereuse. Une opposition totale qui sera construite de batailles parlementaires et de referendums voire d’initiatives communales, loin d’arrangements et autres demies-mesures « pour le bien de la population » mais surtout pour celui des magistrats de gauche. Une opposition totale avec un PLR, qui n’aura pas d’autre choix. Mon mot d’ordre, vous l’avez compris, est de voter pour Christo Ivanov, seulement pour Christo Ivanov.