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Facebook – 21 février 2020

On nous prend pour des cons. La Tribune de Genève, en page 6, sur 5 colonnes, relate la dernière trouvaille du patronat genevois qui voit son adrénaline monter à chaque évocation du 17 mai et de l’abandon programmé de la libre-circulation. Ainsi donc les faîtières des associations d’employeurs ont signé une charte qui n’engage strictement à rien avec le Conseil d’Etat le plus mauvais de ces vingt dernières années. A lire La Tribune, peu critique devant cette information de pure gesticulation, les patrons sont priés de passer en premier lieu par l’Office cantonal de l’emploi.

L’on voit qu’il s’agit d’un simple vœu, même pas une exigence, qui n’a, jusqu’à présent, jamais traversé l’esprit d’une bonne partie du patronat genevois. Pire, cette charte n’est qu’un alibi pour lutter contre la votation du 17 mai : Ivan Slatkine déclare sans fard qu’ «à travers cette charte, nous montrons notre volonté de défendre des mesures d’accompagnement à la libre circulation efficaces».

Et comme pour donner tort aux déclarations patronales, sur la même page, en regard de l’article en question, un autre article, comme une réponse, titre : «Bond du nombre de frontaliers à Genève»…

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